Les champs d’exploration sont vastes, mais trois seulement cristallisent particulièrement les attentions :

-Réduire le temps de traitement

-Réduire le nombre d’implants pour les reconstructions complètes

-Avoir la possibilité de poser des implants là où ce n’était pas possible auparavant

A/Réduction du temps de traitement:

Celle-ci est favorisée par 3 avancées :

1/ La forme des implants étant plus agressive (accroche meilleure dans l’os) et leur surface plus favorables à l’ostéointégration, le temps de cicatrisation de l’os diminue. D’une durée de 6 mois il y a quelques années, il peut descendre en fonction du patient et de la marque utilisée à 2-3 mois.

2/ La technique de mise en charge immédiate, qui consiste à mettre directement le pilier et la couronne ou le bridge pendant le même temps chirurgical (juste après la pose des implants). Généralement utilisée pour remplacer une dents de devant, ou bien pour la pose d’un bridge complet, cette technique ne peut être systématisée car elle présente le risque de déstabiliser un implant pendant la phase de cicatrisation.

3/ L’implantation immédiate après l’extraction. Il est fréquent aujourd’hui d’effectuer la pose d’un implant juste après l’extraction de la dent. Ceci permet de ne pas pratiquer de chirurgie supplémentaire et de gagner le temps de la cicatrisation de l’os suite à l’extraction.

 

B/Réduction du nombre d’implants

1/le bridge sur implants

Cette technique s’apparente au bridge sur dents naturelles. Il s’agit d’un « pont » entre 2 dents qui va être créé afin de combler une dent manquante. Un bridge sur dents naturelles s’appuie sur les racines naturelles alors qu’un bridge sur implants s’appuie sur des racines artificielles, les implants dentaires. Ceci permettra de faire l’économie d’un implant ainsi qu’un pilier prothétique.

Une autre application, le bridge complet sur implants, va remplacer toutes les dents d’une mâchoire. Plutôt que de mettre un implant par dent manquante, on va, suivant la mâchoire et le patient, se limiter à poser entre 6 et 8 implants seulement, qui viendront soutenir un bridge couvrant l’intégralité de la mâchoire.

2/Les piliers locators

Pour maintenir une prothèse amovible complète, on pouvait proposer au patient de lui poser 4 implants afin de répartir les charges notamment lors de la mastication, mais également de la stabiliser. Puis l’on clipsait la prothèse sur des piliers spécifiques appelés « locators ». Les dernières études ont démontré qu’il était plus efficace de poser 2 implants seulement sur le devant de sa mâchoire. La prothèse complète n’est pas rigidifiée, ce qui permet au système entier de gagner en flexibilité et d’éviter de trop fortes tensions sur les implants. Ainsi le système proposé est plus fiable et plus durable, en plus d’être moins cher !

3/La technique du « All on 4 »

Lorsque la masse osseuse n’est pas assez importante, il est possible d’utiliser des techniques faisant appel à la longueur des implants. Parmi elles se trouve le « all on 4 » qui permet de réduire le nombre d’implants à 4 au lieu de 6 voire 8. Les implants plus longs ou angulés permettent d’atteindre des masses osseuses plus importantes lorsque la quantité d’os est jugée trop faible. Développée dans les années 90, cette technique a fait de nombreux émules ces dernières années. Cependant, le recul manque pour évaluer le succès à long terme du « All on 4 ».